6.22.2007

Why down under mate ?

Plusieurs personnes se demandent pourquoi je quitte pour l'Australie tout particulièrement. Je leur réponds que c'est un pays qui me fascine. Pourquoi ? me lancent-ils par la suite.

Lorsque nous sommes enfants, nous passons tous par des phases. Et tous les enfants que je connais ont eu la phase "moi j'veux faire ça plus grand." Souvent c'est pompier, policier, facteur, dentiste. Moi, margimal et différent, c'était acteur ou zoologue. J'ai compris plus tard que zoologue c'était plutôt vétérinaire, ce qui demandait non seulement 5 années ardues d'université, mais aussi une désensibilitation par rapport aux animaux. Je parle bien sûr d'être capable de les euthanasier. J'ai deux photos de moi qui embrassent des chèvres et des moutons à 4 ans qui peuvent appuyer le fait que j'adore les animaux. Et donc zoologue, non merci.

Bref, pendant ma phase "j'veux être zoologue", j'ai commencé à être fasciné par les kangourous, les koalas et les pandas. Je les trouvais intriguants, beaux et pour x raison, gracieux. La phase quitte mon corps vers 7 ans mais la fascination pour les deux premiers animaux, elle, reste. À douze ans, et pour une raison quelconque qui m'échappe, je prends un des pots Masson de ma mère et à l'aide d'un crayon indélébile j'inscrit: Objectif 1800$ Australie. J'avais lu quelque part que les billets d'avion pour l'Australie coûtaient en moyenne 1800$ et je voulais donc commencer à sauver mon argent pour m'y rendre le jour de mes 18 ans. Bien évidemment, ce projet, comme plusieurs autres, ne durera que quelques semaines.

Par contre, la fascination, elle, est restée. Encore et encore. Et elle s'est transformée en besoin. En urgence. Et donc je me suis dit au retour de mon voyage en 2004, que ma prochaine destination serait l'Australie. Non. DEVAIT être l'Australie.

Ce ne sont pas les animaux maintenant qui m'attire vers ce coin éloigné de la Terre. Quoique je verserai probablement quelques larmes en tenant un koala dans mes mains lors d'une visite d'une réserve animalière de Brisbane. Larmes de joie, bien sûr. J'y vais car j'ai besoin d'y aller. J'ai besoin de remplacer 12 ans de fascination par 8 mois d'expérience et de futurs bons souvenirs.

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