9.03.2007

YUL-JFK

Le Burger King se digere lentement dans mon ventre entortille pendant que je passe les douanes des USA. Oui oui, Burger King; on n'a pas une panoplie de resto dans un aeroport, pas celui de Montreal en tous les cas. Burger King, un truc de stars et Starbucks. J'ai opte pour le choix le plus logique.

Bref, je disais donc que je passe les douanes. Un homme desabuse de la vie me fait passe sans me poser de questions. Aucune. Je le remercie et il me repond "yeah". Je suis content, pour une fois ca se fait bien. Ce n'est pas comme la fois que je suis alle a NYC et qu'on m'a pose les memes questions 2 fois pour me tester. Les Usa n'est qu'un transit aussi, je ne demenage pas la-bas. Je vais donner mes babages. Je constaterai plus tard a ma grande surprise que mes cadenas ne sont pas coupes mais que ma valise est degeulasse. Elle etait orange, elle est maintenant presque noire. Ensuite, je passe le detecteur de metal et les rayons X de mes bagages a main. La douaniere me fait des blagues, me dit de mettre ma pate a dent dans le sac ziploc quand je serai dans l'avion car ils sont fous aux USa pour ce genre de truc. Ca me detend qu'on soit si gentil avec moi et ca change l'opinion negative que j'avais des douaniers.

Je decide de telephoner a Pascal, question de reentendre sa voix et de lui reparler de face calme apres les dechirants au revoirs d'y il a quelques minutes. Je trouve un sous noir devant la cabine de telephone. Ca ne veut peut-etre rien dire, mais depuis que je planifie ce voyage, jai trouve 35 sous noirs. Plus que toute ma vie. Mais bon, je crois en ce que je crois. Pascal mavait aussi encourage en me lisant le numero de mon charriot de valises: 1-2-3-4. Une suite logique. Donc une suite logique dans ma vie que de faire ce voyage.

Je marche ensuite pour me rendre a ma gate de depart. Et oh, mal de coeur; il fallait bien que je me rende a laeroport pour revoir la face de mon ex-boss. Eh oui, javais oublie- j'aime ma memoire selective- que la Losique faisait des capsules de box office pour l'aeroport de Montreal. Je la vois qui se tortille apres une question qui ne se tient aucunnement debout. Jai mal au coeur. J'essaie d'oublier de moment d'horreur. Je me rejouis finalement de voir arriver le visage de Joanne Vrakas pour Infoplus. Un rayon de soleil au travers des nuages gris du sweatshop de la tele. Je vois ensuite la meteo sur ce moniteur. 20 degres a Sydney. Chaud comme hiver. Tout le monde la-bas me disait combien il faisait froid. Il l'ont facile. Ici, froid c'est moins 45 avec le facteur vent.

Jattends. Je me dis que cest aussi le debut de plusieurs heures dattente, je devrai marmer de patiente. J'en profite pour parler a mes defunts grand-parents pour qu'ils m'aident pendant ces heures de vol car ca me stresse enormement que de prendre lavion. J'ai peur de la mort des fois. Des morts tragiques surtout. Je me dis sois fort, tu ne mouriras pas et sois patient, ca se fera rapidement. Je me le redis en constatant qu'American Airlines se la coule douce. Mon embarquement est suppose etre a 18h40, mais lavion narrive qua 18h42 de Nyc. Respire. Cest pas grave.

Je monte dans lavion. Mon dieu que cest petit. Et les petits avions, ca prend le vent.

Jarrive sain et sauf avec 20 minutes davance dans la grande pomme. Je me promene donc dans les corridors ou je fais les cents pas. Jai hate de partir.

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